Totō Tenjin

#310327

Tenjin visitant la Chine
Rouleau, encre sur papier
Sengai Gibon (1750-1837)
Période Edo, XVIIIe-XIXe siècle
H.: 172 cm (67 ¾ in) – L. 50,1 cm (19 ¾ in)

三笠山に手折し梅の一枝は
天の下にのみ匂ひ満ちけり
Un rameau de prunier cassé sur le mont Mikasa
Son arôme ne parfume que le ciel
(Le parfum d’une branche de prunier n’exhale qu’avec Tenjin)

Tenjin est l’autre nom de Sugawara no Michizane, un érudit, poète et politicien de la période Heian devenu une divinité Shinto. Il fut un temps l’un des politicien parmi les plus influents de son époque, mais déchu et exilé dans la lointaine province de Fukuoka, suite à une série de calomnies de la part de ses opposants, il y mourut. Il fut ensuite célébré pour l’excellence de ses poèmes puis vénéré comme divinité des études. Selon une légende connue des moines Zen, il se rendit en Chine au XIIe siècle pour y pratiquer la méditation Zen.
Le Mont Mikasa (dans la préfecture de Nara) est l’un des utamakura, endroits décrits et utilisés comme mots-images dans la poésie japonaise classique. Il est parfois le symbole des fonctionnaires de haut rang au service de l’empereur. Dans ce poème, Sengai Gibon joue avec les mots, pour que le lecteur associe “Mikasayama (Mt. Mikasa) “ et “Ten (le Ciel)” avec Tenjin. Dans ce contexte, Tenjin est utilisé par Sengai comme un symbole de sagesse. Il assimile la branche de prunier à l’illumination ou à la grande sagesse qui peut être atteinte par les études. C’est pour cette raison que le visage de Tenjin apparait doux et satisfait.

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