Shiro Hannya

#2652

VENDU

Masque Noh
Bois, gofun et pigments
Période Edo, début XVIIème siècle

Inscription à la laque d’or au dos du masque :
白般若近江打
Shiro-Hannya Ōmi-da
Hannya blanc, sculpté par Ōmi

Accompagné d’une boîte de stockage en laque maki-e, et d’un sac en brocard de soie rehaussé de dessins brochés d’or et d’argent. Ce masque possède deux cornes semblables à celles d’un taureau, des yeux cerclés de métal, et une large bouche ouverte rejoignant presque les deux oreilles. Le nom de ce masque proviendrait d’un moine-artiste, nommé Hannya-bō, qui aurait créé ce caractère.
Hannya est généralement porté pendant les pièces “Aoi-no-ue” ou “Dōjyōji”. Hannya représente l’esprit d’une femme jalouse métamorphosée en démon ou en serpent à cause de sa jalousie excessive ou de ses obsessions maladives. Avec son aspect effrayant il est le masque Noh le plus facilement reconnaissable. Ce masque est démoniaque et dangereux, mais aussi triste et tourmenté, affichant la complexité des émotions humaines. Chaque position a une expression particulière; quand l’acteur regarde droit devant lui, le masque apparaît effrayant et furieux, mais lorsqu’il est incliné légèrement vers le bas, le visage semble s’attrister profondément. Il existe deux types de masque Hannya, Shiro-Hannya (littéralement Hannya blanc) et Aka-Hannya (Hannya rouge).
Ce masque a une expression exceptionnelle. Avec un visage pâle et une légère ride sur le milieu du front il exprime la colère et la douleur issue d’une profonde tristesse. Les cheveux subtilement en bataille renforcent le caractère sinistre de ce masque de femme-démon qui s’oublie totalement à cause de la jalousie et la rancune.
A l’intérieur du masque est écrit en laque d’or Shiro-Hannya Ōmi-da (Hannya blanc sculpté par Ōmi).
Le nom de Ōmi se rapporte à la famille Ōmi-Iseki qui sculpta des masques Noh exclusivement entre le XVIème et le début du XVIIème siècle à Ōmi (aujourd’hui la ville de Nagahama dans la préfecture de Shiga, non loin de Kyoto). La qualité sculpturale et la patine nous permettent d’attribuer ce masque à Ōmiya Yamato Sanemori, la dernière génération de sculpteur de la famille Iseki.

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