Otsu-e Daikoku et Jurojin

AUBE-19

Otsu-e Daikoku et Jurojin
Rouleau, encre sur papier
Anonyme
Période Edo, XVIIIe siècle
H.: 60 cm (23,6 in) – L. 24 cm (9,4 in)
H. 129 cm (50,8 in) – L. 41 cm -16,1 in)

Les peintures otsu-e sont à la fois frivoles, légères et désarmantes, associant avec ironie des symboles de bon augure au commentaire social. Le nom de otsu-e provient du lieu où ces images étaient réalisées et vendues : la ville d’étape de Otsu sur la route du Tokaido reliant Edo (aujourd’hui Tokyo) à Kyoto. Créés par des artistes anonymes, ces peintures étaient vendues en grand nombre aux pèlerins bouddhistes qui se rendaient à Kyoto. Cette image otsu-e dépeint Daikoku et Jurōjin, deux des Sept Divinités du Bonheur (Shichifukujin). Daikoku, aussi appelé Daikokuten (ici représenté en bleu), est le dieu de la grande obscurité, ou celui des cinq céréales, il est une incarnation de la divinité hindoue Shiva et est devenu étroitement lié à la divinité shinto Ōkuninushi. Son nom japonais est l’équivalent de Mahākāla, une variante bouddhiste de Shiva. Jurōjin est le Dieu de la longévité qui prend ses origines dans une divinité taoïste chinoise, le Vieil Homme du Pôle Sud. Il est souvent dépeint comme un frêle vieillard à la tête chauve allongée.
Dans cette image, les deux divinités sont presque nues, vêtues seulement d’un pagne et, pour Daikoku, d’un capuchon rouge. Jurōjin porte Daikoku dans ses bras, ils semblent lutter. Cette peinture otsu-e illustre les qualités humaines des deux divinités qui semblent moins divines dans ces poses, montrant ainsi que les immortels ont autant de faiblesses que les gens ordinaires.

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