ABUMI

# 3407

Paire d’étriers avec des motifs de raisins et d’arabesques en incrustation d’argent
Fer, argent et laque
Signé 喜 田村 作 (Fabriqué par Kitamura)
Japon, période Momoyama XVIe siècle
Awasebako (boîte de collectionneur)
Le motif de raisins et d’arabesques est considéré en Méditerranée depuis l’Antiquité comme un symbole d’abondance et de prospérité. Depuis la Grèce ce motif a gagné la Chine par la Route de la soie et est arrivé au Japon pendant les périodes Asuka et Nara. Certains textiles de cette période portent ces motifs, notamment des brocarts de soie conservés au Shōsōin, la réserve impériale au Todai-ji de Nara.
Après le milieu du VIIIème siècle, la culture étrangère passa de mode avec l’épanouissement de la culture japonaise, ce motif déclina et ne fut plus utilisé jusqu’au XVIème siècle.
En 1543, les explorateurs portugais arrivèrent au Japon marquant le début du commerce Nanban. Le Japon développa des échanges commerciaux avec le Portugal et l’Espagne jusqu’en 1639 lorsqu’il referma ses portes aux étrangers. Au cours de la période Nanban, la culture européenne influença le Japon et le motif de raisins et d’arabesques redevint à la mode.
Sur cette paire d’étriers en fer, on peut découvrir un splendide travail de marqueterie avec des incrustations d’argent sur l’entière surface. Comme pour une peinture le motif a été incrusté avec une grande liberté et une apparente facilité. L’atmosphère qui s’en dégage est absolument conforme aux œuvres produites au cours de la période Momoyama. Ce symbole de prospérité devait correspondre à un ardent désir de cette époque. Les surfaces intérieures des étriers, laquées en rouge, présentent des petits dommages, signes d’une utilisation fréquente, mais la condition générale est plutôt bonne pour des étriers de cette époque.
Kitamura était une célèbre famille de Kyoto qui travaillait le métal au cours de la période Momoyama. Une pièce portant la même signature est inscrite au patrimoine culturel du Japon.

DEMANDER PLUS D'INFORMATION